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Aspect

Un article de Sémanticlopédie.


par PatrickCaudal


Sommaire

Définition générale

Le terme d'aspect désigne dans la tradition linguistique romane et germanique la manière dont la langue encode le déroulement une éventualité (c'est-à-dire, d'un état ou d'un événement).

Historiquement identifiée pour les langues slaves, la catégorie de l'aspect y est incarnée d'une façon tout à fait différente, car exclusivement liée à la morphologie dérivationnelle (hormis, par exemple, dans le cas du bulgare, qui a conservé une morphologie aspectuelle flexionnelle). Pour cette raison, on s'en tiendra ici aux données et analyses concernant les langues germaniques et romanes, au moins dans un premier temps.

Dans la linguistique des langues romanes et germaniques, donc, il est d'usage d'opposer l'information aspectuelle exprimée par le noyau verbal, ses auxiliaires ou semi-auxiliaires, et l'ensemble de sa complémentation et de ses modifieurs, d'une part, et l'information aspectuelle exprimée par la morphologie flexionnelle verbale, d'autre part. La première sorte d'information aspectuelle est généralement traitée en termes de "types de procès/d'événements", ou Aktionsarten il s'agit de classer les descriptions d'événements en fonction de différents propriétés asepctuelles (cf. la section 2 infra). La seconde sorte d'information aspectuelle est en revanche traitée tantôt en termes de simple outil de recatégorisation de l'Aktionsart, soit en des termes lui attribuant un statut aspectuel à la fois différent et plus complexe, selon les approches suivies (cf. coercion aspectuelle et point de vue aspectuel).

Les paramètres aspectuels (I) : l'Aktionsart

On va s'attacher à définir maintenant l'aspect au travers des principales propriétés constituant des paramètres aspectuels identifiés. Les propriétés aspectuelles les plus communément étudiées dans les langues romanes et germaniques, notamment, sont d'une part la dynamicité, la télicité, et l'atomicité (propriété souvent confondue avec celle de ponctualité) pour l'Aktionsart, et d'autre part la perfectivité ou l'imperfectivité pour l'information aspectuelle exprimée par les temps verbaux.

Dynamicité

La dynamicité est une propriété qui permet d'opposer les descriptions d'états à celles d'événements (au sens étroit de ce terme). On appellera ici éventualités la supercatégorie de toutes les descriptions. Empiriquement, est considéré comme dynamique une description se combinant avec être en train de :


(1) Yann est en train de dormir. Description dynamique : événement.
(2) *Yann est en train de détester Mona. Description non-dynamique : état.

L'intuition sémantique qui sous-tend ce test est qu'un événement se distingue d'un état par le fait qu'il se déroule dans le temps, c'est-à-dire qu'il est en rapport avec une progression (même si cette progression n'a pas de terme naturel, i.e., si l'événement décrit est atélique ; cf. la section consacrée infra à la télicité).

On signalera que la forme progressive de l'anglais est souvent considérée dans la littérature (cf. e.g. Vendler 1957, Dowty 1979…) comme un test équivalent en anglais. Toutefois ce test est à manier avec grande prudence, sinon à écarter ; le progressif (présent ou passé) est en effet compatible avec la plupart des descriptions statives, avec ou sans effet de sens agentif ou transitoire.

(3) He's being silly.
("Il fait l'idiot" : lecture agentive)
(4) A tree was still standing in the courtyard.
("(alors) il restait un arbre dans la cour : lecture d'état transitoire)
(5) My constituency is bordering with the United States.
("(c'est un fait que) ma circonscription borde la frontière des Etats-Unis" : lecture testimoniale)

Télicité

La télicité est sans conteste la plus célèbre et la plus étudiée des propriétés aspectuelles. Intuitivement, est télique un événement possédant un "terme naturel" – par l'exemple le sous-événement de l'ingestion de dernière bouchée de crêpe dans le cas de l'événement décrit par "Yannig mangea une crêpe".

La télicité est de fait une propriété fondamentale de la sémantique aspectuelle des descriptions de d'éventualités. Un énoncé décrit une éventualité télique s'il peut se combiner avec en sans recevoir une interprétation inchoative (i.e., sans que en désigne un intervalle temporel précédant immédiatement le début d'une éventualité). Ainsi, Pierre – manger sa pomme est Pierre – partir sont téliques (cf. (6)-(7)), alors que Pierre – être malade et Pierre – nager ne le sont pas (cf. (7) Pierre est parti en deux secondes. (8)-(9)).

(6) Pierre a mangé sa pomme en deux minutes.
(7) Pierre est parti en deux secondes.
(8) #Pierre a été malade en deux jours.
(9) #/??Pierre a nagé en deux minutes.

Inversement, un énoncé est atélique s'il peut se combiner avec pendant sans recevoir une interprétation fréquentative ou résultative. Les tests suivants confirment que Pierre – manger sa pomme et Pierre – partir sont téliques (cf. (10)-(11)), alors que Pierre – être malade et Pierre – nager sont atéliques (cf. (12)-(13)).

(10) *Pierre a mangé sa pomme pendant deux minutes.
(11) #Pierre est parti pendant deux jours.
(12) Pierre a été malade pendant deux jours.
(13) Pierre a nagé pendant deux minutes.

Atomicité

L'atomicité est une propriété qui caractérise ceux des événements téliques qui forment un bloc impossible à scinder. La littérature a tenté de saisir l'atomicité en termes (i) d'impossibilité, pour un événement atomique, d'être interrompu et repris et (ii) d'absence de degrés intermédiaires de déroulement de cet événement entre le "rien" et le "tout". Ces deux propriétés sont testables respectivement par finir de / achever de (Vendler 1957) et les adverbes de degré proportionnel (i.e., complètement / en partie) (Caudal 2000) :

(14) ??L'homme finit / acheva de partir.
(15) ??L'homme partit complètement / en partie. (on exclut une lecture fréquentative)

On remarquera toutefois que le second test est plus fiable que le premier, car moins sujet à des effets de sens pragmatiques, comme le révèlent les exemples suivants :

(16) a. Jean finit/acheva de s'inscrire à l'université.
(16) b. ??Jean s'inscrivit complètement à l'université.

Les contraste entre (16a) et (16b) suggère que l'événement de s'inscrire à l'université est l'aboutissement d'une procédure longue et complexe ; c'est sur elle que porte l'interruption testée par finir de, et non pas sur l'inscription proprement dite, qui n'admet aucun degré de réalisation – on est inscrit ou pas, il n'y a pas d'état intermédiaire.

Typologie des éventualités

En représentant sous forme de traits binaires les propriétés aspectuelles ci-dessous étudiées et en les combinant, on obtient une typologie sommaire des éventualités comprenant quatre classes terminales :

Figure 1 : typologie sommaire des éventualités (‘à la Vendler’)

           Eventualités
       ┌─────────┴───────────?
    Etats                Evénements
 [-dynamique]		[+dynamique]
                    ┌─────────┴───────────?
                 Processus          Terminations
                 [-télique]          [+télique]
                                ┌─────────┴───────────?
		Terminations non-atomiques	  Terminations atomiques
			[-atomique]		       [+atomique]

On remarquera que les traits [+/-télique] ne se combinent pas ici avec le trait [-dynamique], et que les traits [+/-atomique] ne se combinent ni avec le trait [-dynamique] ni avec le trait [-télique]. La pertinence éventuelle des combinaisons qui ont été ici écartées est évoquée dans l'entrée Aktionsart.

Les paramètres aspectuels (II) : contribution aspectuelle des temps verbaux

Les propriétés aspectuelles reconnues dans la littérature consacrée aux langues romanes et germaniques ne se limitent pas à ce que l'on appelle l'Aktionsart, c'est-à-dire aux types d'éventualités. Elles concernent aussi la contribution aspectuelle des temps verbaux.

Point de vue imperfectif

L'imperfectivité et la perfectivité sont des notions clé dans le domaine de la contribution aspectuelle des temps verbaux. Bien que les termes aient été inventés par les slavisants pour décrire un phénomène morphologique dérivationnel propre à l'expression de l'aspect dans les langues slaves, ils ont été importés pour la description des langues romanes et germaniques avec un sens légèrement différent. Ils servent en effet à caractériser le contenu aspectuel des temps verbaux décrivant des éventualités de manière transitionnelle ou non, c'est-à-dire en rapport à la présence ou à l'absence d'un changement d'état. Un changement d'état est ordinairement conçu comme impliquant l'altération, la destruction ou la création d'un ou plusieurs entités objet du modèle (cf. la notion d' "affectation" (affectedness) de Roberts 1984) .

Suivant Smith (1991), on adoptera ici le terme de point de vue aspectuel pour décrire la contribution aspectuelle des temps verbaux, qui consiste pour l'énonciateur à adopter une "focale" particulière pour présenter une éventualité donnée (pour plus de détail, voir point de vue aspectuel).

La paire minimale (17a)-(17b) illustre l'opposition entre la nature perfective du point de vue aspectuel exprimé par le passé simple, et imperfective de celle du point de vue aspectuel de l'imparfait.

(17) a. Yannig mangea sa crêpe. (changement d'état → perfectif)
(17) b. Yannig mangeait sa crêpe. (pas de changement d'état → imperfectif)

L'imperfectif se caractérise sémantiquement comme un point de vue aspectuel que l'on a pu qualifier de "partiel" ou "sécant", au sens où il donne à voir seulement une partie d'une éventualité (à l'exclusion d'au moins ses premiers et derniers points ; d'où l'impossibilité, en principe, de décrire un changement d'état avec un temps à point de vue imperfectif ).

Point de vue perfectif

Au contraire des temps à point de vue imperfectif, les temps à point de vue perfectif donnent à voir la totalité d'une éventualité, ainsi qu'illustré en (17a) : l'événement de la consommation de la crêpe par Yannig est décrit depuis son début jusqu'à sa fin, et il ne fait pas de doute que la crêpe est effectivement mangée (contrairement à (17b), où la crêpe pourrait ne pas être mangée dans sa totalité, in fine).

Point de vue résultatif

La résultativité est une propriété des énoncés décrivant un état qui est proprement le résultat d'un événement antérieur (au sens large de l'antériorité temporelle). Cet état, dit résultant, peut être présent (on parle alors de "pertinence pour le présent", present relevance) ou passé (dans le cas d'une forme qui implique une double antériorité temporelle : l'état résultant est antérieur au "maintenant" de l'acte d'énonciation, et l'événement causateur est antérieur à cet état résultant – donc doublement antérieur au "maintenant" de l'acte d'énonciation).

La pertinence pour le présent peut être testée au moyen d'adverbes ou adverbiaux temporels tels que maintenant, déjà ou depuis :

(18) Yann est parti / a mangé maintenant.
Yann a mangé depuis deux heures.

Les formes verbales associées à des points de vue résultatif recouvrent principalement les temps nommés parfaits dans la littérature (par ex., le perfect ou pluperfect de l'anglais et le passé composé et plus-que-parfait du français).

Pour des raisons d'évolution diachroniques, néanmoins, un certain nombre de "parfaits" ont en réalité une sémantique complexe qui ne participe que pour partie de la résultativité. C'est par exemple le cas du passé composé du français ou du Perfekt de l'allemand standard. Ces temps ont une sémantique complexe qui associe en fait résultativité et perfectivité .

Une note sur les concepts d'accompli et d'inaccompi

La littérature aspectuelle a fait une place aux termes d'accompli et d'inaccompli ; elles diffèrent des notions de point de vue perfectif et imperfectif, au sens où l'accompli recouvre à la fois le perfectif et une partie des résultatifs, alors que l'inaccompli recouvre lui l'imperfectif et une partie du résultatif. En bref, est vue comme accomplie toute éventualité qui est présentée avec un point de vue aspectuel la plaçant dans un temps antérieur au temps de référence (l'intervalle R de Reichenbach ; cf. ????fiche sur Reichenbach 1947), sans pour autant nécessairement inclure son point ultime de développement. Au contraire est vue comme inaccomplie toute éventualité présentée (i) dans le temps de référence (ii) sans que soient donnés ses points extrêmes.

Pour mieux saisir cette distinction, considérons le paradigme suivant :

(19) Yannig ate/has eaten his porridge. (accompli)
(20) Yannig has been eating his porridge. (accompli ou inaccompli)
(21) Yannig was/is eating his porrdige. (inaccompli)

(20) et (21) sont respectivement accompli et non accompli sans ambiguïté, (19) peut lui recevoir soit une lecture accomplie soit une lecture inaccomplie selon que oui oui non Yannig continue à manquer son porridge au moment de l'énonciation.

Paramètres aspectuels et multiplicité de leurs sources : le calcul de l'aspect

La principale difficulté, dans le calcul de l'interprétation aspectuelle d'un énoncé, est d'une part la pluralité des paramètres aspectuels – un événement a ainsi une structure complexe, possédant des propriétés multiples – et d'autre part, le fait que nombre de ces paramètres sont sensibles à de multiples facteurs linguistiques.

Le cas de la télicité – les paramètres de l'Aktionsart

Ainsi, le paramètre aspectuel le plus étudié dans la littérature théorique et formelle est sans conteste la télicité, et il a été montré que la télicité était notamment sensible :

  • à la sémantique lexicale du verbe (ce qui justifie que l'on ait entrepris de classer aspectuellement les verbes en termes d'Aktionsart; on aura toutefois soin de garder à l'esprit qu'un même verbe, par le jeu de la syntaxe et de la polysémie lexicale, peut en fait décrire une multitude de types différents d'événements) ;
  • à la quantification/détermination nominale, cf. (22a/b), où l'emploi d'un déterminant indéfini pluriel vs. singulier détermine la télicité de l'énoncé ;
  • à la structure syntaxique de l'énoncé (présence de modifieurs du groupe verbal, nature et structure de la complémentation du verbe….) ; cf. les tests de la télicité qui font appel à des modifieurs en pendant/en ;
  • et dans certains cas (classes lexicales particulières), au contexte discursif (voir la discussion de (23) infra).
(22) a. Yannig mangea des pommes pendant une heure/??en une heure. (énoncé atélique)
(22) b. Yannig mangea une pomme en une minute/??pendant une minute. (énoncé télique)

Pour une revue critique de la littérature sur ces questions, voir Verkuyl (1993) et Caudal (2000).

Enfin, il est à notre que d'autres paramètres de l'Aktionsart sont sensibles à tout ou partie de ces facteurs, par ex. l'atomicité ou la dynamicité.

Le cas des points de vue aspectuels – paramètres discursifs

L'observation faite pour les paramètres aspectuels ressortissant à l'Aktionsart s'étend à ceux ressortissant aux points de vue aspectuels (i.e., à la contribution aspectuelle des temps verbaux).

Si l'on prend le cas des points de vue aspectuels réputés sous-spécifiés, comme la contribution aspectuelle des prétérits des langues germaniques (tout bonnement qualifiée par certains auteurs de "neutres" ou "vide", cf., par ex., Smith (1991), Schilder (1995) ; voir toutefois Caudal & Schaden (2005) pour une conception différente), les facteurs discursifs apparaissent comme fondamentaux pour lever les ambiguïtés parfois produites par ces temps. C'est ce que révèle l'insertion de l'énoncé A thick blanket of snow covered the fields dans deux contextes différents en (23a/b).

(23) a. (We reached Dorset at last (e1)). A thick blanket of snow covered the fields (e2).

Nous atteignîmes le Dorset. Une épaisse couche de neige couvrait les champs. (23) b. (The snowstorm began (e1')). A thick blanket of snow covered the fields (e2). La tempête de neige commença. Une épaisse couche de neige recouvrit les champs.

De même, les temps verbaux admettant des usages multiples, et parfois en apparente contradiction avec leur valeur sémantique (au sens de Saussure), sont eux aussi très sensibles aux paramètres aspectuels. Si l'on compare ainsi (24) et (25), il est patent que l'interprétation dite "narrative" de l'imparfait, alors qu'elle est a priori écartée hors contexte en (24), se manifeste en revanche en (25) dans le contexte d'une succession temporelle établie entre l'énoncé à l'imparfait et d'autres marqueurs temporels (modifieur temporelantéposé Quelques instants plus tard).

(24) Maigret descendait l’escalier.
(25) Quelques instants plus tard, Maigret descendait l’escalier, traversait le salon aux meubles disparates, gagnait la terrasse. (Simenon, La nuit du carrefour, Livre de Poche 2908, p. 61)

Si les facteurs discursifs sont souvent déterminants pour préciser la contribution aspectuelle exacte des temps verbaux, ils ne sont toutefois pas les seuls. Par le jeu de la compositionalité, tous les facteurs recensés plus haut et susceptibles de modifier les paramètres de l'Aktionsart sont indirectement capables d'influencer ceux associés aux temps verbaux, du moins lorsque la contribution aspectuelle des temps est sous-spécifiée. Réciproquement, on voit qu'en (22a/b), l'Aktionsart de l'événement décrit par cover est déterminée par l'interprétation du prétérit comme marquant ou non un changement d'état, c'est-à-dire comme un point de vue perfectif ou imperfectif. Lorsqu'un paramètre aspectuel est sous-spécifié, il devient de la sorte tributaire de l'intervention d'autres paramètres aspectuels pour que sa sous-spécification se trouve réduite.

Au total, donc, on voit que le calcul de l'aspect est une problématique se situant à la confluence de l'étude de nombreuses phénomènes linguistiques. L'impact de certains d'entre eux sera discuté ailleurs plus en détail.

Renvois

References

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  • Caudal, Patrick ; Vetters, Carl (à paraître), "Passé composé et passé simple : Sémantique diachronique et formelle" A paraître in P. Caudal, E. Labeau & C. Vetters (éds.), Diachronie et sémantique du système verbal français – Cahiers Chronos 16. Amsterdam/New York : Rodopi
  • Caudal, Patrick ; Vetters, Carl "Que l'imparfait n'est pas (encore) un prétérit". In P. Larrivée et E. Labeau (éds.), Nouveaux Développements de l'imparfait – Cahiers Chronos 15, Amsterdam/Paris/New York : Rodopi, pp. 49-82.
  • Caudal, Patrick ; Roussarie, Laurent (2004), "Brands of perfects and the semantics/pragmatics interface". Communication à Texas Linguistics Society 8, Austin, Texas. A paraître. In Proceedings of TLS'8. Somerville (MA.) : Cascadilla Press.
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  • Parsons, Terence (1990), Events in the Semantics of English - A Study in Subatomic Semantics, MIT Press, Cambridge, MA.
  • Roberts, I. (1985), The Representation of Implicit and Dethematized Subjects. Ph.D.dissertation. Los Angeles: University of Southern California
  • Schilder, Frank. 1995. "Aspect and discourse structure: is a neutral viewpoint required?." Proceedings of the 33rd Annual Meeting of the ACL. [1] (http://cogsci.ed.ac.uk/pub/schil...ACL95.ps.gz)
  • Smith, Carlota (1991), The Parameter of Aspect, Kluwer Academic Publishers, Dordrecht.
  • Vendler, Zeno (1957), "Verbs and Times" in The Philosophical Review 66, pp. 143-160 ; reproduit dans Vendler (1967), Linguistics in Philosophy, Ithaca, Cornell University Press, New York.
  • Verkuyl, Henk (1993), A theory of aspectuality, Cambridge University Press, Cambridge.

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